LA COLOMBIE 2018

CARTHAGENE et l'Ile de MUCURA...The End

« Dès l’aéroport… j’ai senti le choc…un souffle barbare ...C.N.» pour nous, c’est un souffle chaud, passer de 18° à 2200 m à 32° au niveau de la mer, le choc est sympa. Depuis l’avion, des ilots partout et d’immenses buildings nous donnent l’impression d’atterrir à Miami. Sauf que juste avant de se poser, l’avion rase une favela. On est bien en Amérique du Sud !

Si l’on doit décrire CARTHAGENA DES INDES (soyons précis) une fois passer la ville et entrer dans le centre historique, on pourrait dire que Carthagène est un mixte de 50% de La Havane, 30% de Séville et 20% de Bangkok sur Chao Praya.

Notre hôtel est une petite merveille de raffinement, tenu par des Français, au cœur de la cité historique (on leur doit beaucoup pour la suite du voyage, mais nous n’en sommes pas encore là)Premier étonnement, la foule, ici du tourisme de masse que l’on n’avait encore jamais rencontré en Colombie. Carthagène est un bijou des Caraïbes qui attire beaucoup et de fait, génère les travers d’une population pauvre attirée par les « tirelires » que sont les touristes.

On retrouve les vendeurs de babioles un peu collants, poursuivant les groupes et leur guide ou les taxis qui nous haranguent par un coup de klaxon. Les vendeurs de chapeaux repèrent une calvitie à 100 m, s'ils ne dorment pas (photo ci après)

Il n’empêche que la ville historique est magnifique et notamment le soir venu avec ses centaines de petits restos typiques, souvent avec un grateur de guitard ou un saxo. Au coucher du soleil, on n’a pas résisté à la copie conforme du Café del mar d’Ibiza. Le même soleil couchant, la même foule, la même musique…mais des Caipérinhas top, bien plus dosées…

 

 

 

 

Bon ! j’entends d’ici, quelques copains que je sens impatients « ok ! les centres historiques…, la nature…, le café…etc, tout ça c’est très bien ! Mais les Colombiennes »  Ben c’est pas mal du tout…! A mon avis, encore mieux que les Brésiliennes. Teint mat, longs cheveux noirs, souvent une queue de cheval accrochée dans une casquette américaine, lunettes Ray Ban. Puis plus bas c’est … généreux, voire très généreux, taille de guêpe pour les plus jeunes et ensuite…alors là…aaaalors làà !!, c’est… no limite !

Pour les Colombiens, vous demanderez à Elyette.

Carthagène, comme Salvador de Baia est un ancien lieu de débarquement d’esclaves et donc une communauté noire y réside mais, là encore, ce sont eux qui font les sales boulots ou vendeurs de rue.

Enfin, Carthagène est un port sur les Caraïbes et donc une étape pour les énormes paquebots qui, depuis Miami font le tour de cette mer chaude et déversent à chaque étape leur flot de touristes. Mais qu’ont-ils vu de la Colombie…rien !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce dimanche, un peu de stress pour trouver le bateau qui doit nous emmener sur l'ile "confétti" de MUCURA. Une fois devant, 2° stress, ce n'est pas le Queen Mary!

Merci Noémie de l'hôtel passion de nous avoir bien aidés sur le coup. 

 

 

 

 

 

 

Une chance, la mer est calme et après 2h pas des plus confortables Mucura est en vue. La première impression est sympa, on serait difficile.

Je pense inutile de commenter, les photos suffisent un peu provoc je vous l'accorde, quand on sait les températures actuelles en France. Certes, il manque l'air de la mer, les 34° et les pélicans qui nous tournent au dessous et soudain piquent sur la mer pour attraper un pauvre poisson qui n'a rien vu venir. Elyette tente des photos sans succès à l'horizontal sur le sable...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là prend fin notre modeste reportage. Je sais ne pas avoir des grands talents de rédacteur. Par vos commentaires, vous avez été très indulgents. Pardon à ceux que j'ai mis en destinataire d'autorité. Vos commentaires ou vos mails font toujours plaisirs à 9000 km de la casa.

Dans 2 jours, journée très chargée. Le bateau de retour, Cartagène - Bogota. Juste 2h15 de transit et Air France Paris. Il ne faudra pas un seul grain de sable...

Hasta luego et gracias

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 12:03, le 13/02/2018, Carthagène
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VALLEE DE COCORA - SALENTO

Bon ! il y a des moments un peu chauds dans un voyage. Comme dirait mon copain Suisse «ça joue pas à tous lééés coups ! c’est pas toujours bonnaaard" 

Ce mardi-là, quasi 4h pour traverser les 120km de la Cordillère occidentale derrière d’énormes semi-remorques américains, rutilants de chrome et de gaz d’échappement qui relient à 35km/h de moyenne, l’Atlantique au Pacifique. Vous sautez de joie d’être arrivés à en doubler un mais vous comprenez vite qu’il y en a encore 300 devant. Seule consolation, le paysage féérique de canyons incroyables traversés, et impressionnants par le vide depuis la route. Surtout ne demandez pas au chauffeur un arrêt photos, les 30 camions qu’il vient de doubler à grand peine et grand risque souvent, lui repasseront devant. Reste à faire la photo, fenêtre ouverte avec la glissière de sécurité en 1° plan.

13h aéroport de BUCARAMANGA pour le vol de BOGOTA de 14h55, ouf, c’est bon. Sauf qu’il a décollé avec 2h de retard. Résultat la correspondance à BOGOTA pour ARMENIA : Closed ! Le prochain 22h25, qui nous a fait rejoindre notre hôtel vers 01h du mat. Mais dans tous malheurs, il se passe toujours un moment cocasse. Dans cet immense aéroport, muni de notre ticket repas, gracieusement offert par la compagnie coupable, on cherche le resto le moins climatisé. Et tout à coup, nous apercevons, venu de nulle part, un petit monsieur faisant des tours et contours avec un panneau devant lui cherchant Pierre et Elyette Guillot. Ce brave monsieur nous apportait nos nouveaux billets d’enregistrement ? C’était tellement cocasse que je regrette de lui avoir dit que je les avais déjà. La fatigue aidant, on n’a pas pu s’empêcher d’un rire nerveux…Le pauvre homme est parti un peu dépité, mais depuis combien de temps nous cherchait-il ?

Pas le temps de se plaindre d’une courte nuit, douche comprise comme Chirac, et chaussures de marche aux pieds, une Jeep Willys nous montent dans la Vallée de Cocora pour 4 heures de rando dans un cadre incroyable. De vastes prairies verdoyantes à flanc de coteaux et partout, de drôles de palmiers. Certains pouvant atteindre 70 M à 2500m d’altitude. Ce sont les célèbres palmiers à cire du Quindio, la plus grande espèce au monde. Ils en extraient une cire qui servit aux Indiens de moule pour couler leurs objets en or. Un véritable paysage du «Seigneur des anneaux »

José, notre jeune guide, veut nous transmettre sa passion de la nature. Une cascade au loin, les champs d’avocatiers, un torrent bouillonnant, des taureaux à longues cornes dans la pente et des chevaux en liberté. Là, un point de vue exceptionnel, ici une plante rare, là encore un vol de condor… « vous entendez le chant du Colibri !» Le plus petit oiseau au monde au milieu des plus grands arbres.

 

 

 

 

 

 

Nous sommes conquis par la beauté des lieux et l’enthousiasme de José, un ingénieur, reconverti en guide trilingue. Sa gentillesse et son souci de vouloir nous faire plaisir sont impressionnants. Il nous passe de sa crème solaire, indice UV 70, ici le soleil ne rigole pas !

Le pique-nique est dans son sac, sympa mais sans rondelles de saucisson ni coup de rouge… Christian M., les traditions Savoyardes s’exportent mal… Pour le Genépy, j'ai essayé la méthode de l'autre Christian...nada !

Le lendemain nous réserve la plus belle expérience depuis notre arrivée ici. Voyageur du monde nous a offert une visite et dégustation dans une plantation de café. 

Merci Edouard, je sais qu’il nous lit.

1° étape un café de bienvenue, ce ne sera pas le dernier et présentation du domaine San Alberto. Le Chateau Margot du café.

Nous grimpons au milieu de la plantation (encore grimper !). En France ce sont les rosiers en début de rangs de vigne qui alertent l’approche de la maladie, ici ce sont les Hibiscus.

 

Le décor est superbe, une salariée nous guide, José traduit. Les plans, les variétés, la nurserie, le séchage, le tri. Les grains de qualité pour l’export, les ordinaires pour la coopérative, les dégueu. pour les grandes surfaces… Et el gringo Jacques Fabre ?  jamais vu...

Mais là commence une expérience mémorable. D’abord une dégustation de plusieurs liquides (on recrache après, là aussi) sucrés, salés, acides… On a tout juste avec Elyette. Puis déterminer les différentes odeurs : fruit, végétal, floral, terre, chimique…tout cela à l’aveugle avec interro écrite. Elyette : 4/5, moi : 1/5 !! Je me console car je sais être meilleur dans une autre dégustation à l’aveugle… Et ensuite, démonstration, comment faire un « vrai et bon café » ? capsules à proscrire. Enfin, vient la dégustation du nectar, un moment rare. On est reparti avec ce nectar en grain, cela va s’en dire, et plein d’info pour notre amie Chantal.

Au restaurant du village, la patronne nous demande l'autorisation de nous prendre en photo pour le Facebook de son resto. En "vedette" du moment nous n'avons pas refusé.

 

En rentrant, arrêt dans le ville typique de Salento. Les photos suffisent.

   

 

     

Demain matin 05h45 avion pour CARTHAGENE via encore Bogota. On croise les doigts pour ne pas rencontrer notre petit monsieur et sa pancarte...

Puis ce sera l’ile de Mucura dans les Caraïbes pour les vacances bien méritées des vacances…

Pas certain d’avoir de l’internet. !

Hasta luego.

Bientôt 200 connections de notre blog depuis le départ, nous sommes impressionnés. Merci ! Annick, prépare une édition...



Publié à 21:23, le 9/02/2018, Armenia
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VILLA DE LEYVA - BARICHARA

Depuis Bogota, joindre ces deux petites villes impose des heures d’une route en aussi mauvaise état que les amortisseurs de notre Duster.

Histoire de finir de nous casser définitivement le dos, les rues de Villa de Leyva sont recouvertes d’énormes pavés disjoints que même les organisateurs du Paris-Roubaix n’oseraient mettre au programme.

Le Michelin les annonce comme les plus belles villes coloniales de Colombie qui s’animent surtout le week end, par les Bogotanos venus respirer autre chose que leurs pots d’échappement.

Le Michelin ne s’est pas trompé, elles ressemblent aux villages mexicains écrasés de chaleur (aujourd’hui) des westerns spaghettis . On s’attend à voir déboucher Clint Eastwood ou Kirk Douglas sous leur poncho un bout de mégot aux lèvres. En fait, ses rues sont la copie conforme des bâtisses Andalouses. Le soir tombé des dizaines de petits restaurants s’animent et vous proposent de venir écouter les gringos à la guitare.

Vous nous demandez : « et la nourriture ? » c’est vrai qu’en bons français, on ne se refait pas… Jusqu’à hier soir, on vous aurait répondu : « pas terrible !» mais depuis, on a découvert la viande rouge, tendre à souhait et de sacrées portions. Il faut insister pour « bleu » autrement c’est trop cuit.  

Mais les photos ci-dessous parlent d’elles-mêmes et on vous réserve les commentaires pour les longues soirées diapositives une fois rentrée…

 

 

Alors je ne résiste pas à un peu de culture, mon dada, comme vous le savez… La culture, c’est comme la confiture…etc. !!

Le mythe de l’ELDORADO.

La version de notre guide trouve ses origines bien avant l’arrivée des conquistadors espagnols au 16° siècle.

Dans la tradition du peuple Indien Muisca, proche de Bogota, les seigneurs prenant le pouvoir, se présentaient au bord d’un lac, montaient sur un bateau, y jetaient toute sorte d’objets en or et s’enduisaient de poudre d’or avant de se baigner dans le lac devenu sacré. L’or n’avait pour eux aucune valeur car ni un moyen de se nourrir ni pouvoir de fertilité.

La légende est arrivée aux oreilles des Conquistadors qui n’ont eu de cesse de retrouver ce lac. Une fois certain du lieu, ils ont creusé un canal en son bord pour le vider et s’emparer du précieux trésor. Mais aussi déçus, car ils avaient cru que « l’homme recouvert de poudre d’or », était une immense statue en or.

La légende de l’ELDORADO était née. (C’est en tous les cas celle de notre super guide, Balthazar) 

Adios

Prochaine étape, Salento le pays du café

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié à 19:37, le 5/02/2018, Barichara
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BOGOTA

Comme chaque fois, on dit "c'est la dernière fois" que l'on passe 13h30 en classe éco.
Cassés, usés et cuits complets. Départ Biviers 07h, arrivée hôtel Bogota 03h (heure Paris), 21h heure Bogota. Ajouté à cela une valise manquante. La mienne cette fois, celle d'Elyette c'était New Delhi. Tant pis, j'utiliserai les petites culottes d'Elyette...

Pas le temps de raler, dodo ! sauf qu'à 04h du mat, pleine forme  ! Notre guide nous avait dit "vous avez de la chance, demain c'est jour sans voiture, cela arrive 3 fois par an"

Le lever du soleil est magnifique, on attend Baltazar le guide, pour nous faire découvrir sa ville. Histoire de nous mettre en forme direction CERRO DE MONSERRATE à 3150 mètres d'altitude. On respirait déjà mal en ville à 2610, mais avec 500 m de funiculaire en plus, on a cru avoir repris la cigarette...!

Mais quelle point de vue sur cette ville de 10 millions d'habitants et son nuage de polution, même un jour sans voitures

 

 

 

 

Une fois redescendus, Baltazar ne nous a pas ménagés, d'abord un marché où il a voulu nous faire goûter tous les fruits exotiques de Colombie et il y en a beaucoup et disons le, pas tous géniaux, mais ne lui dites pas.

Puis, il nous a demandé si nous connaissions le sport national Colombien: Le TEJO. Accrochez vous!! Sur un plan incliné de glaise, il faut lancer un gros galet en pierre, s'il touche des petits triangles blancs au centre, une grosse explosion se produit agrémenté de fumée. Le principe est de parier sur l'adresse récompensée par une bière offerte au gagnant. Dans ce hall, il ne faut pas être cardiaque car ça pétarade dans tous les coins. Autant le dire, nous avons rincé surtout Baltazar. 

Plus sérieusement, visite du musée de l'or et celui de Botéro, l'enfant du pays, deux merveilles.

Le podomètre d'Elyette annonce 16987 pas, 10,8km et 454 calories brulées. Sauf qu'à midi les portions du repas ont du nous en rajouter pas mal...

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-contre et dessous, quelques lieux qu'Audrey et Thomas devraient reconnaitre. 

Prochaine étape Villa de Leyva. Et nous dans 2 ou 3 jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 06:48, le 2/02/2018,
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C'EST REPARTI

Caramba !

Fini les pays du sourire, les kimonos, Saris ou Longyi, les temples et Stupas du matin au soir en se déchaussant 20 fois par jour pour y accéder. Fini le salut mains jointes qui vous oblige à jeter votre cigarette , fini les baguettes et toutes sortes de riz: le long, le collant, le Basmati, et sans oublier le "riz golé".... Fini les boutiques de contrefaçons qui vous font redouter le regard du douanier à CDG. On a tout écumé de l'inde, à l'indonésie de Bali, de la Baie d'Along au Vietnam, au lac Inlé en Birmanie, des temples d'Angkor aux buldings de Singapour. Des souvenirs inoubliables mais "notre" plage de Sea Pearl à Ko Lantha, trois séjours durant, restera pour longtemps notre petit paradis.(d'accord Nuanchan ?) 

En fait, Copacabana et la baie de Salvador de Bahia l'année dernière nous ont donné le goût de la Salsa, du Caïpirinha et des grands espaces. 

Nos valises (toutes neuves) sont bouclées pour la Colombie.

La rédition des Farcs, notre amour pour le bon café et les iles au large de Carthagène ont eu raison des insectes grillés de Khao san road à Bangkok et des Petronas de Kualalumpur.

Enfin nous avons une pensée pour nos compagnons de voyage de longues dates que nous laissons derrière nous. Notre chère Maggy qui nous a quitté voilà peu et à qui nous devons ce goût de globtrotter de l'Inde au Sri Lanka

 Marie Françoise et Jean Claude avec qui nous avons tant barroudé des dunes de Merzouga, aux Gilis de Lombok ou des plages de Nakpali en Birmanie. Je n'oublie pas les "yeux noirs" de Banjul et tous les hôtels de luxe comme des plus pourris. Ces derniers alimentent encore nos conversations... 

Bon allez! arrêtons de faire "poilu de 14" et le "chemin des dames", direction Bogota et ses 2640 m d'altitude (maux de tête prévisibles) et Nayibe notre guide (on dit concierge, chez Voyageur du monde !) au pieds de l'avion. 

Notre périple: départ de Lyon, 8 décollages et "on l'espère" 8 atterrissages...! Taxi, jeep, bateaux, on s'imagine déjà en pancho à dos de mulet dans une plantation de café, et quelques heures de marche dans la cordillère des Andes.

Mais n'en disons pas plus, je n'aurai plus rien à raconte.                                 

 Alors! Vamos e asta la vista

 



Publié à 10:00, le 29/01/2018, Bogotá
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